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Fédération départementale des chasseurs de la Guadeloupe

LETTRE OUVERTE AUX CHASSEURS ET CHASSERESSES DE LA GUADELOUPE

Chasseurs, Chasseresses de la Guadeloupe, le combat continue...

 Depuis la deuxième décision du Tribunal administratif du 1er décembre 2023, avec le conseil d’administration nous avons pris le temps de l’analyse avant de revenir vers vous avec nos réflexions et propositions d’actions.

Dans la défense de notre passion, nous avons perdu une bataille mais le combat continue et nous ne devons céder ni au découragement ni aux querelles internes qui renforcent nos adversaires.

Sur le plan cynégétique : la chasse est ouverte pour les grives jusqu’au 7 janvier 2024 selon les modalités habituelles. Elle est malheureusement suspendue pour toutes les autres espèces chassables.

Sur le plan judiciaire : il y a des recours devant le Conseil d’Etat et la Cour Administrative d’Appel de BORDEAUX dont nous devrions connaître le résultat dans quelques semaines (nous n’avons pas encore les date d’audiences).

Il faut savoir que ces attaques ne sont pas ciblées sur la chasse guadeloupéenne mais ont concerné quasiment toutes les fédérations. J’ai rencontré le mois dernier lors d’une réunion dans l’hexagone des présidents de fédération qui vivent les mêmes attaques, j’ai échangé avec l’OFB, la Fédération Nationale, la Fédération de la Martinique, nos avocats nationaux et locaux et une conclusion s’impose : Si nous voulons chasser, il faudra gagner la prochaine bataille judiciaire.

Nous devons et pouvons, à l’instar de la Fédération de la Martinique, nous en donner les moyens car à l’analyse, les questions qui sont posées dans les décisions de justice récentes sont de 3 ordres :

1-Sur la compétence du Préfet sur le gibier d’eau, la question est plus simple mais ne dépend pas de nous : soit le conseil d’Etat annule la décision de septembre 2023, soit le gouvernement rectifiera le tir en renforçant expressément par décret le pouvoir local du Préfet.

2- Sur la question de l’interdiction de la chasse pendant les périodes de reproduction avancée par nos adversaires qui concerne les Grives, Ramier, perdrix, il nous appartient de fournir des données scientifiques actualisées en procédant comme en Martinique, à l’analyse des prélèvements des chasseurs qui permettront de vérifier que les oiseaux sont hors période de nidification quand nous les chassons. Une délégation de notre fédération ira à la rencontre des personnes en charge de ces questions à la Martinique dès janvier 2024.

3- Sur les quantités prélevées, nous devons pouvoir au tribunal répondre non à la question suivante : nos prélèvements mettent-ils en danger la survie des espèces chassées ?

Pour y répondre, il faut connaître les quantités disponibles et les quantités prélevées. Et nous pouvons le faire :

  • L’étude en cours que nous avons financé devrait apporter des réponses sur ces points mais nous ne pouvons attendre 3 ans….
  • Il faut remplir le questionnaire anonyme que nous avons établi sur les habitudes de chasse de chacun afin de mieux cerner la sociologie de la chasse guadeloupéenne.
  • Nos carnets de prélèvements doivent être remplis et retournés au plus tôt (dès février 2024 et même avant !) et en nombre à la fédération. C’est notamment l’analyse des carnets retournés à 70% en Martinique qui leur a permis de gagner au Tribunal administratif. Ici nous sommes à 40% alors qu’il relève de la responsabilité de chacun de remettre son carnet rempli. Ce n’est pas un effort important pour pouvoir chasser l’année d’après…
  • Nous devons procéder à nos propres comptages de gibier. Pour cela nous aurons besoin de tous les volontaires disponibles en mars car ce sont ces comptages et cette connaissance de terrain qui font la différence entre un procès perdu et un procès gagné.

Nous mettons en œuvre les moyens suivants pour atteindre ces objectifs :

  • Moyens techniques : une méthode de comptage sur son téléphone à travers une application simple, sera disponible en janvier. Il conviendra de vous rapprocher de la FDC et notamment M. BOMANE pour avoir les renseignements méthodologiques.
  • Moyens humains : nous avons enfin recruté un chargé de mission qui organisera techniquement ces opérations sur le terrain en coordination avec les responsables des études, les associations de chasseurs et les volontaires. Par ailleurs, au vu de nos exigences d’implication et de qualité d’accueil, de nouvelles secrétaires ont pris leurs fonctions à la fédération mi-décembre 2023.
  • Moyens logistiques : La FNC nous garantit son appui dans le traitement scientifique des données que nous lui fournirons. M. SINIVASSIN, notre référent auprès de la FNC, est en contact régulier avec les responsables de ces questions.

 Nous devons être optimistes parce que le succès des attaques dont nous sommes l’objet provient de nos propres faiblesses sur la production de données.

Nous devons produire des données pour effacer ces faiblesses et interdire désormais qu’on nous parle de principe de précaution parce « qu’on ne sait pas ». Ces données seront transmises à l’OFB, à l’UICN et autres organismes pour correction de leurs affirmations sur la densité des populations que nous savons erronées.

Nous connaissons notre territoire, son gibier, sa capacité à supporter nos prélèvements.

Alors prouvons-le : par nos actions de terrain (comptages), prouvons-le par notre implication (carnets de prélèvements et questionnaires) pour fournir au tribunal des données fiables et précises.

C’est un combat permanent et de longue haleine dans lequel nous nous sommes engagés en 2021 justement parce que la chasse avait été suspendue.

C’est la mobilisation de tous et de chacun qui comptera au final.

Soyons les acteurs de notre passion et nous la maintiendrons.

ABYMES le 17 Décembre 2023

Le Président de la FDCG